Suite des notes sur la fin de la première semaine de Copenhague. Suivra rapidement une note explicative de l'accord global atteint.
Tag - politique
lundi, 21 décembre 2009
Notes sur Copenhague semaine 1 (2eme partie)
Par Yasmar le lundi, 21 décembre 2009, 17:51 - Articles de fond
mardi, 31 mars 2009
Angleterre, mines et chômage : 25 ans après.
Par Yasmar le mardi, 31 mars 2009, 16:28 - Articles de fond
Lorsque The Economist voue un culte à Margaret Thatcher il est bon de se plonger dans l'histoire de l'époque pour comprendre que le culte est erroné. Les apparents succès économiques salués sont une bonne dose de mauvaise foi pour saluer la fin des syndicats au Royaume-Uni. Est ce une bonne chose? La question est éminemment politique et renvoie à une logique de classe. Considéré jusqu'à peu comme un avantage comparatif certain, l'absence de convention collective individualise désormais le sors de chacun en pleine récession économique. Et si les grêves sont moins nombreuses, qui peut affirmer aujourd'hui que cela suffit à avoir un impact économique positif pendant la crise? Il est clair qu'en période de croissance, un contrat de travail individuel laisse caresser l'idée de l'ascenseur social au plus grand nombre... en temps de crise le descendeur est en route sans entrave.
Loué par les plus fous lors de l'élection de 2007 en France, l'idée de Thatcher en temps de crise ne fait plus envie. En effet si la conversion économique a été salué, peu aujourd'hui se rappelle de l'absence de reconversion et des statistiques officielles "changées" pour tout simplement sortir les mineurs de la vie britannique.
Deux articles du Monde de Vriginie Malingre (ici et ici ) apporte un éclairage intéressant sur ce sujet controversé. A lire ci après.
vendredi, 13 mars 2009
Le mal francais : l'échec à "délivrer" les réformes.
Par Yasmar le vendredi, 13 mars 2009, 13:54 - Articles de fond
Un problème à délivrer.
La politique française souffre d’un maux politiques bien particulier, et lie a la structure de notre société : paticulierement un échec a “délivrer”.
Aujourd’hui, et finalement depuis Juppé 1995, qui reconnaissait lui même récemment son orgueil, la politique française n’arrive pas à délivrer correctement sa politique, caractérise par une emphase « grand réformiste ». L’éléphant ayant par ailleurs souvent accouche d’une souris en termes de reforme. Le sarkozysme n’échappe pas a cette règle. Que signifie “délivrer” une politique ?
dimanche, 8 mars 2009
Brown de retour de nul part?
Par Delpit & Hutch le dimanche, 8 mars 2009, 15:47 - Actualités
Avec le discours decisif de Premier Ministre britanique a Washington , la tenue du sommet du G20 a Londres début Avril et les elections nationales a la fin de l'année la personalite de Gordon Brown est au centre des commentaires outre-manche.
De son arrivee au pouvoir sans cesse repoussée et finalement catalyseur de l'épuisement progressif, et normal, du Labour, Gordon Brown semblait promis a etre le Premier Minsitre de la defaite et du retour des Tories au 10 Downing Street sous la houlette de David Cameron. Or comme nous le resume ici Jonathan Freedland, le tremblement de terre qui aurait pu empecher l'arrivee de David Cameron au pouvoir est arrive avec la crise financiere de cet automne faisant de Brown le "sauveur de l'économie mondiale" selon les mots de son plus illustre expert, Paul Krugman.
L'article du Guardian explicite le fait que le combat sera plus serré que prévu et que Gordon Brown peut encore jouer une carte gagnante. Mais au dela de ca et du simple cas britannique, cet analyse pose deux idees tres interesantes en terme d'analyse politique et qui vont j'en suis sur au dela de notre seule illustration anglaise.
Tout d'abord, le syndrome du "Pompier Pyromane". Un peu comme George W.Bush apparaissait en 2004 comme le plus apte a mener la Guerre en Irak et la lutte contre le Terrorisme dont il etait deja a l'origine, Gordon Brown a reussi a se placer comme sauveur d'un systeme qu il a lui meme cree, ou du moins permis par action et/ou par omission ce qui, en soi, est quand meme tout a fait extraordinaire.
Deuxiemement, Jonathan Freedland pose la question de la faute et de l'excuse en gouvernance, necessaire pour lui, suicide politique pour ses principaux conseillers. Il y a quelque chose d'assez saisissant a voir que la responsabilite et la reconnaissance, voir l'endossement de l'erreur, ne peut se concilier avec l'exercice du pouvoir alors qu'il en serait sans doute l'expression la plus noble.
Tribune de Jonathan Freedland, paru le 4 Mars dans le Guardian
mercredi, 4 mars 2009
Du bon usage d’Obama en politique française
Par bgomis le mercredi, 4 mars 2009, 00:02 - Articles de fond
Justin Vaisse, professeur a Sciences Po, est spécialiste des Etats-Unis et notamment de l’influence de la religion dans la politique américaine. Ce mois-ci, il publie un article très intéressant dans Esprit, visible à l’adresse suivante: ici où il traite de l’éventualité d’un Barack Obama en France, où plus précisément de la possibilité de l’accession d’une personne non-blanche à la présidence de la République française.
La comparaison entre France et Etats-Unis est forcément intéressante en raison de cette love-hate relationship qui caractérise les relations entre l’ancienne puissance des Lumières et du monde colonial, et l’actuelle superpuissance d’outre-atlantique. En outre, cet article est d’autant plus utile qu’il aborde un sujet tabou en France: le recensement des étrangers et les véritables chiffres de la représentation des minorités dans la classe politique française.
Un premiere précision pour tenter d’expliquer l’absence d’un ‘Obama francais’ les proportions sont tres différentes: une personne sur 9 ou 10 est issue d’une minorité visible en France (principalement arabe, berbère, noire ou turque) alors qu’aux US, une personne sur 3 est hispanique, noire ou asiatique. En termes de représentation politique de ces minorités visibles en France, le constat est toutefois alarmant: quelques exemples: aucun deputé arabe au Palais Bourbon, une seule député noire (George-Paul Langevin), le PS et l’UMP n’ont présenté comme têtes de liste que 0,05 % de candidats de la diversité. Si la situation est un peu plus équilibrée aux Etats-Unis, c’est aussi en raison du fait que les représentants noirs americains sont en majorité élus dans des circonsciptions à majorité noire (même si cela est en train de changer), et tient donc d’une ségrégation géographique et urbaine plus marquée aux Etats-Unis, qui facilite ainsi l’accès de candidats noirs à la chambre des députés, par opposition au Sénat, où les noirs sont moins nombreux.
Toutefois, Justin Vaisse montre que les deux pays sont dans une situation asymétrique en termes de représentation politique des minorités, largement à l’avantage des USA, non pas en raison d’une plus grande tolérance et ouverture d’esprit de la part de la population américaine mais en raison de l’accès plus facile aux hautes fonctions politiques aux USA, en raison du fédéralisme et de la faiblesse des partis politiques.
Ainsi pour combattre la sclérose du système politique français, qui va au delà de la représentation des minorités, une solution, libérer le système, grâce à des politiques de discrimination positive dans les Grandes Ecoles, les partis politiques et le système lui-même (faciliter le renouvellement des élites par le non-cumul des mandats notamment).
Si Justin Vaisse nous propose ici quelques solutions intéressantes quoique limitées pour pallier cette discrimination politique, cet article est à mon avis surtout interessant par sa volonté de comparer de facon plus juste les sociétés américaine et française et leurs différences de système politique. En revanche, peut-on réellement considérer que les Français, comme tente de le démontrer Justin Vaïsse par quelques sondages, seraient réellement prêts à voter pour une 'minorité visible' aujourd'hui et que la discrimination dont ces personnes font l'objet n'est que le simple résultat du 'système'?
Mr Benoo
Article tiré du site internet d'Esprit, rédigé par J.Vaisse en Février 2009
PS: A voir de plus près: l’anecdote sur les précédentes conventions démocrates de Barack Obama.
mardi, 3 mars 2009
Barroso et le risque du favori
Par Delpit & Hutch le mardi, 3 mars 2009, 10:45 - Actualités
Jusque il y a très peu de temps, le renouvellement de J.M. Barroso a la présidence de la Commission Européenne ne faisait pas de doute, ses dernières critiques des différents plans de relances français, sa réactivité assez faible et le relatif échec des institutions européennes sur son mandat pousseraient, selon J.Quatremer, la France a revoir sa position et son soutien pourtant si évident il y a quelques mois..
Au delà des manœuvres politiciennes et stratégiques, on ne peut que se réjouir de la coïncidence entre ces dernières et le besoin théorique voir idéologique d'une opposition a Barroso que les europhiles appelaient de tout cœur pour la survie du model politique européen et que Plugpress avait relaye il y a quelques temps.
En effet c'est pas tellement la personnalité de J.M.Barroso qui est le problème ici, même si il y aurait sans doute aussi beaucoup a dire sur son leadership, mais le besoin que beaucoup comme S.Hix relève du besoin de compétition et concurrence pour l'accès au pouvoir exécutif. Il est nécessaire qu il y ait une compétition parce que c'est le moteur le plus efficace d'idées novatrices, de programmes différents et de nouvelles têtes dont les institutions politiques ont toujours besoin pour progresser. C'est le jeu de la démocratie politique de créer un espace de débat et de contradiction dans l'accès au pouvoir et dans son exercice, l'espèce de consensus mou dont fait preuve la politique européenne symbolise par cette candidature unique en est donc le plus mauvais exemple pour une Union politique encore jeune.
Cette coïncidence d'intérêts à court terme avec le besoin d'une opposition ne peut que faire du bien au système politique européen et l'on ne peut que se réjouir de cette nouvelle disgrâce "sarkozyenne" Il reste maintenant à voir qui pourrait présenter une crédible opposition soutenue par une majorité de pays, tache d'autant plus difficile que a quelques mois/années d' une Présidence et Ministre des Affaires Étrangères européens, la question des personnes deviendra cruciale dans quelques temps n'incitant pas beaucoup le lobbying politiquo-nationale a se mettre en action trop tôt.
Article de J.Quatremer tire du Blog du même nom,1 er Mars
mercredi, 25 février 2009
Joschka Fischer à Londres
Par Delpit & Hutch le mercredi, 25 février 2009, 22:14 - Actualités
Compte rendu de la conférence de J.Fischer à Londres par un nouveau venu, M.Beenu Résumé en anglais puis analyse en français de notre nouveau serviteur
La vie après la mort
Par Guillaume le mercredi, 25 février 2009, 00:24 - Tendances
L'essayiste et ancien journaliste au "Monde" Luc Rosenzweig propose un éclaircissement du fatal morcèlement de la gauche française. De manière originale, Rosenzweig part d'une analyse classique ("embourgeoisement" de la gauche, aliénation progressive de son électorat traditionnel, crise de leadership actuelle), pour mettre en avant l'effet peut-être le plus dévastateur pour la gauche de cette crise d'identité : la sarko-compatibilité de ses élites. Article paru sur causeur.fr
mardi, 24 février 2009
Joshka Fisher à Londres
Par Delpit & Hutch le mardi, 24 février 2009, 07:53 - Actualités
La série des entretiens Plugpress continue et aujourd'hui c'est avec Joshka Fisher, le chef de la diplomatie allemande sous Schröder qui vient nous parler...
Compte-Rendu dans la soirée
lundi, 23 février 2009
Suisse - US, Les enjeux du conflit avec UBS
Par Delpit & Hutch le lundi, 23 février 2009, 09:36 - Actualités
Trs bon article du blog Demystifier la Finance qui pose , via l'exemple d'UBS, le probleme de la normalisation a outrance des autorites americaines qui frisent le protectionisme et l'intelligence economique deguisee...
Article de G.Ugueux du 22 Fevrier
dimanche, 15 février 2009
Pierre Péan
Par Delpit & Hutch le dimanche, 15 février 2009, 22:32 - Actualités
Un article de Rue 89 sur Pierre Péan et l'approche qu il a du pouvoir et que ce dernier lui rend. Après son livre sur "Le Monde" et le plus récent sur Bernard Kouchner, l'auteur n'a fait que déchainer les commentaires sur sa personne, Rue 89 en fait un tour d'horizon intéressant de ce journaliste au réseau aussi grande que ses révélations.
mardi, 10 février 2009
L'échec de Nicolas Sarkozy : une relance de bric et de broc pour un président en toc?
Par Yasmar le mardi, 10 février 2009, 14:54 - Revue de presse
Alors que Newsweek s’écrie que “Nous sommes tous socialistes”, les interrogations se multiplient sur la capacité de la France de tirer partie de sa position de leader dans ce nouveau type de gouvernance.
Apres tout quand tous les pays construisent de toutes pièces des programmes, des institutions, découvrent la gouvernance économique, la France elle n’aurait pas grand chose à faire en comparaison. C’est pourtant au moment ou nos structures nous maintiennent le plus, ou nous sommes le plus copies, que le chef de l’Etat décide de faire du… structurel! Explications sur l’usure d’un président en réformisme structurel permanent depuis 2002, mais dont l’économie est bel et bien le talon d’Achille.
samedi, 7 février 2009
Bruno Le Maire a Londres, Une Nouvelle Doctrine Europeenne
Par Delpit & Hutch le samedi, 7 février 2009, 21:13 - Actualités
Comme promis, avec un peu de retard, decalage horaire oblige, compte rendu de la rencontre de Plugpress avec Bruno Le Maire.
Le theme de la discussion etait l'annee 2009 et le role de l'Europe.
2009 sera une annee cruciale pour l'Europe et une fois n'est pas coutume c'est vrai. Comme l'a explique le ministre, la triple crise financiere- economique et geopolitique donne une ocasion incroyable a l'Europe de franchir une etape decisive dans son aprehension par le monde et de s'affirmer comme une puissance legitime et importante en intervenant et obtenant des resultats concrets demontrant que la parenthese de la PFUE n'en est pas une et que l' UE est l'outil le plus pertinant a l'heure actuelle pour apporter une reponse a cette triple crise.
Pour se faire, plusieurs points on ete developpe et parmis eux quelques changement doctrinaux qui si ils se concretisent seraient "historiques".
- L'idee principale de la France est de concretement tourner l'UE et ses priorites vers l'exterieur et non vers la dynamique interieur, comme il l'a rappele l'Europe doit desormais etre "Outworld orientated instead of Inworld". Le succes majeur de la dynamique interne, cercle vertueux et engrenage cher a Monnet ont atteint leurs buts avec succes mais il est important de de-construire cette approche parce qu elle etait des l'origine pensee pour evoluer et non etre fige vers l'exterieur une fois atteint sa plenitude interne.
- C'est ici le deuxieme point, il existe une "plenitude interne" qui a ete atteinte et toutes autres elargissements doient etre geles ( a l'exception bien sur de la Croatie dont le processus touche a sa fin). L'UE doit concevoir son action vers l'exterieur et ca commence avec ses voisins de l'est. On n'est plus dans une optique d'elargissement mais dans une optique de relations privilegies. Concretement ce tournant est le premier symbole concret de cette nouvelle doctrine d'ouverture.
-Troisiemement et plus concretement sur la question financiere et economique, il a rappele l'importance de la collaboration sur la concurrence expliquant que la concurrence ne pouvait etre une regle de fonctionnement en temps de crise et a la aussi appele a une evolution assez importante du modele europeen. En effet, si la concurrence a ete le moteur economique du model europeen, il est necessaire de mettre ce moteur entre parenthese pour faire primer notre coherance et complementarite pour faire face au regain de protectionisme mondial. Il a clairement rappele que le protectionnisme n etait pas une reponse a la crise et que la responsabilite europeenne etait justement de reussir a presenter un front suiffisament efficace et unis pour posseder des outils efficaces mais ne pas tomber dans le protectionisme. Dans la lignee de sa volonte d'une politique nouvelle resolument tournee vers l'ouverture il ets necessaire que l'economie et la finance europeene soient coordonnees mais ouvertes et regulees. C'est l'atout que l'UE doit presenter pour achever sa mue.
En conclusion, l'annee 2009, 17 ans apres Maastricht et la mise en place de la PESC et PESD, represente concretement la premiere opportunite pour l'UE d'etre un acteur global, interventioniste et legitime a tous les points de vue. Elle sera jugee sur ses resultats concrets par ses partenaires, rivaux et populations en 2010.
jeudi, 5 février 2009
Bruno Le Maire à Londres
Par Delpit & Hutch le jeudi, 5 février 2009, 23:01 - Actualités
Plugpress a passé la soirée avec le secretaire d'état aux affaires européennes, Bruno Le Maire. Compte rendu demain sur Plugpress !
Syndrome Mariani
Par Delpit & Hutch le jeudi, 5 février 2009, 22:56 - Actualités
Il n'est pas de jours sans que l'on parle de crise historique, de besoins de légaliser, encadrer, effectuer un travail transpartisans, global de manière à trouver des solutions....A cotes de ce travail, existe un syndrome que je qualifierai de "Mariani" du nom du député UMP adepte des propositions choques, clientelistes et démagogiques qui n'ont d'intérêt que pour les 15 minutes de gloire que le député gagne sur les plateaux de LCI ou BFM TV.. Mariani fait des émules, Jean-Claude Guibal qui a rien trouvé de mieux que d'apporter sa pierre à l'édifice du travail legislatif par une proposition contraignant les sportifs français à chanter l'hymne national.
Utile, Efficace, Pédagogique et Approprié tel pourraient etre les définitions du syndrome "Guibal". Article du Monde daté du 5 Février 2009
mardi, 3 février 2009
Relance et recherche : money, money, money
Par Yasmar le mardi, 3 février 2009, 15:20 - Actualités
Alors que le debat fait rage sur la modernisation de la recherche francaise, a tort ou a raison, un billet sera bientot disponible sur le sujet, le plan de relance vient d'etre devoile. Et donc, selon l'idee consacre qu'il faut saupoudrer aux mecontents plutot que de revoir son plan, une part substantiel du plan de relance est consacre a la recherche. Jusque la rien d'anormal. Tout en gardant en tete le slogan actuel des chercheurs sur la monetisation en cours de la recherche (probablement souhaite par les chercheurs en economie, un peu moins par les chercheurs en histoire, sans qu'aucun jugement de valeur ne puisse departager les deux disciplines); je me decide de detailler ce plan pour l'enseignement superieur et la recherche. Il faut dire que je le trouve bien approprie, plutot fort a propos, meme s'il ne remet pas en cause le probleme fondamental de notre systeme, son elitisme. Il est vrai que quiconque a mis les pieds dans une universite francaise recemment ne peut nier qu'il y a un besoin d'argent pour les structures. Mais je me dis finalement la recherche ce n'est pas ca, c'est ce qui concerne les plans de recherche, le financement au programme de recherche et la...Trois plans font l'objet de financement a titre de relance : 70 millions pour les nanotechnologies, 40 pour millions pour les "fonds demonstrateurs dans le cadre du grenelle de l'environnement" qu je suppose etre plus ou moins lies a la recherche en environnement et ... 110 millions d'euros pour la recherche sur les technologies de defense. Alors la j'avoue que j'ai eu du mal : dassault, lagardere et thales seraient en difficulte ? les technologies de defense seraient apres le nucleaire la deuxieme specialisation francaise ? Plusieurs commentaires sur le sujet : - A l'heure actuelle, faire de la defense une priorite de la recherche en temps de relance me parait hasardeux au regard finalement des autres plan de recherche qui pourrait etre supporte - On est pas loin quand meme du coup de pouce aux lobby mediatico industriel francais qui seront les premiers beneficiaires de ces technologies - C'est un marche d'avenir l'armement... C'est vrai que de tout temps la France a plutot pas mal vendu ses technologies d'armement. Le consequentialisme dans l'action c'est bien, ca nous permet de dire que l'on va relancer des filieres, mais un peu de regard sur nous meme peut nous pousser a dire que quelque soit la fin peu n'importe pas les moyens. Continuer a supporter les technologies de defense comme priorite a la recherche francaise, ca me donne un argument de plus pour qu'un sus de l'autonomie des universites, on soit bien sur de l'independance des chercheurs, vis a vis de l'Etat autant que du local.
Money, money, money...
samedi, 31 janvier 2009
Une crise globale, des propositions antagonistes, une solution universelle
Par Delpit & Hutch le samedi, 31 janvier 2009, 16:04 - Actualités
La crise financière aura eu un merite clair, c'est sa capacité à créer le débat théorique et pratique sur la gouvernance globale. Comme nous l'avions déjà sous entendu, les relations internationales qu'elles soient financières, économiques, culturelles ou géopolitiques, évoluent et le changement de paradigme actuelle requiert de nouveaux outils et façons de faire.
Si le constat est partagé par tout le monde, les réponses sont elles sujettes à des propositions antagonistes.
Comme l'Allemagne le propose ou l'amorce de la Doctrine Obama semble le démontrer, l'intergouvernementalisme westphalien semble mort substitué par un néo institutionnalisme supranationale où les intérêts et les solutions ne sont plus que globales, structurels et à long terme.
Dans cette logique on a vu la volonté allemande de la création d'une institution supranationale financière et écologique, un conseil de securité "économique" et une agence pour les énergies renouvelables qui pourraient voir le jour ou même d'un tribunal international pour la Palestine, ici sous l'impulsion brésilienne. Chaque problème majeur que le monde a affronté recement, la question écologique, la crise financière et la guerre de Gaza, trouvent ici une solution institutionnelle et supranationale.
Il y a une prise de conscience que pour traiter des problèmes qui sont devenus globaux, dans le sens de la démarche, de la géographie et de leurs implications temporelles, il fallait inventer des solutions supranationales et supratemporelles qui ne pouvaient etre présentées que par des institutions globales.
Cependant si ce mouvement est particulièrement poussé ces temps ci, il existe aussi un contre mouvement idéologique qui voit en l'inaction de ces dites organisations internationales un "effet accélérateur" de la crise. C'est par exemple le cas de la Russie qui propose un retour aux relations direct internationales, et non supra, pour prévenir plus efficacement les crises et trouver des solutions plus rapidement.
Les deux thèses s'affrontent et plusieurs remarques peuvent etre faites à ce niveaux.
Premièrement, il est clair que le système international classique et l'organisation intergouvernementale n'a pas été à la hauteur de l'événement. Mais contrairement au constat russe, c'est parce que l'on a pas donné à ses outils la puissance, la légitimité et la souveraineté suffisante pour agir qu'elles n'ont pu etre assez efficace. Le système des relations internationales doit, sur le modèle de supranationalité économique européenne, accepter de baisser la garde sur sa souveraineté et capacité d'action, et de protection, pour donner les pleins pouvoirs à des organisations supranationales legitime et donc efficace.
Deuxièmement, cette mutation ne pourra se faire sans la Russie, la Chine ou les Etats-Unis, il est nécessaire que tous les acteurs embrayent dans la même logique pour que la mutation soit efficace.Il est de cette nouvelle systématisation, une seule certitude qui est que son fonctionnement et efficience ne pourra se faire que si tous les acteurs y participent totalement. Les pays comme la Russie ont donc à l'heure actuelle, à mon sens, la vrai clé de ce changement et de ce "pari" institutionnel.
Plusieurs articles dans ce qui suit sur les propositions que nous avons survolées; Un article de Territorial.fr et du NouvelObs sur les propositions allemandes respectivement daté du 27 et 29 Janvier.
Un article de Basta sur la proposition brésilienne de Tribunal International daté du 31 Janvier
Un article de RIA Novosti sur la réaction russe daté du 29 Janvier.
jeudi, 29 janvier 2009
La nouvelle "Heure Zero" de la Politique Etrangere Americaine
Par Delpit & Hutch le jeudi, 29 janvier 2009, 17:39 - Actualités
Avec l'election de Barack Obama a la Presidence des Etats-Unis nombreuses ont ete les reactions positives a travers le monde, de Castro a Chavez en passant par Abbas ou Moubarak,l'euphorie est souvent de courte duree et les intentions ephemeres restent regulierement de l'ordre du symbole.
Aujourd'hui avec le veritable debut de la Presidence Obama et les premieres decisions et interactions globales, il semble que les Etats Unis aient la possibilite d'etre a la croisee des chemins et, sous l'impulsion d'une nouvelle presidence hautement symbolique, de concretement et structurelement changer son mode d'intervention et de relations avec le reste du monde.
Pour saisir l'importance du moment, il nous semble utile de le mettre en perspective avec la theorie de la nouvelle "Heure Zero" developpee par les intellectuels revisionnistes ( dans le sens theorique evidement) allemands a la chute du Mur de Berlin. Le Bushisme neoconservateur n'est pas le nazisme evidement mais l'importance de l'ideologie de Lebensraum et Weltpolitik sur la politique etrangere allemande de Bismarck a Hitler peut elle etre compare au mouvement unilateraliste et neoconservateur d'Hyperpuissance post guerre froide.
Les Etats Unis ont depuis la chute de l'URSS vecu sans ennemi et en position d'Hyperpuissance normativo-moralisatrice a travers le moyen militaire, comme nous l'avions aborde sur le changement de Paradigme international un peu plus bas sur Plugpress,l'unilateralisme pousse a l extreme a montre ses limites dans la guerre contre le Terrorisme et le conflit des civilisations qui s'en est suivis et demande aujourd'hui un veritable changement a 180 degres.
Comme dans le cas de l'Allemagne, l'importance et l'identite ideologique de la politique etrangere est symbolique et doit s'inscrire autant dans une demarche exterieur que domestique via un processus d'identification et d'adhesion de sa population. Comme dans le cas de l'Allemagne c'est un symbole extreme inscrit dans un changement profond de rapports de forces internationaux qui permet le changement.
La nouvelle Doctrine Obama est a la base de cette evolution qui repose, a mon sens, sur trois piliers qui sont ; L'Equite strategique, l'Inconditionnalite prealable et la Globalite geographique et temporelle. Par la presente mise en place de la Doctrine dite Obama, dont nous avons deja expose les facteurs dans un precedant billet, Les Etats Unis s inscrivent dans un monde multipolaire ou ils prennent acte de leurs place parmis d autres poles differents, de la desideologisation des relations internationales et de la primaute d instruments supranationaux souverains.
L'exemple le plus concret est l'echange entre l'administration americaine et la Presidence iranienne dont LeFigaro retranscrit la reponse et l appel a une evolution strategique du plus fidel allie americain au Moyen Orient, l Arabie Saoudite.
La Politique americaine peut etre contredite constructivement par ses allies comme ses detracteurs, elle s'inscrit dans un dialogue, laisse le passe au passe et de-construit l ideologie pour laisser place au pragmatisme et a toute les portes, que l inconditionalite permet. La Doctrine Obama n a plus qu un obstacle, la duree, pour s'affirmer comme un veritable changement structurel et structrant et reussir a en prendre une part preponderante.
Les premiers indices dans ce qui suit ;
La reponse de l'Iran dans Le Figaro de Georges Malbrunot, le 28 Janvier
La proposition saoudienne dans le Financial Time, traduit par Contre-Info, le 28 Janvier
mercredi, 28 janvier 2009
S'adapter a la mondialisation ou adapter la mondialisation. Crise et retour des ideologies (1)
Par Yasmar le mercredi, 28 janvier 2009, 12:19 - Articles de fond
Apres avoir lu un article d'un editorialiste du guardian ce matin, posant la question de la responsabilite des gouvernements europeens a mettre autant d'argent sur la table pour les banques, et si peu pour les emplois industriels. Il y voyait, a tort ou a raison, l'idee que la phrase de Mandelsohn lance il y a quelques annees, ancien commissaire europeen et expert es entreprises a la relance au Royaume Uni, " nous sommes tous thatcherien2, prenait ici tout son sens. En effet, le renoncement domine sur l'idee d'un tissu industriel europeen, alors que finalement les banques ont desormais les honneurs des industries, au moins au Royaume uni, pour leurs roles dans l'economie certes, mais aussi pour le role de pourvoyeur principal d'emplois aux nouveaux ouvriers de la City.
De fait, je me suis mis en quete d'un article tranche sur la confrontation ouvrier/patron et sa potentiel mutation productof vs speculatif, et je dois dire que l'article de Mouvements que je reporte ici est captivant sur ce point. Pas de grandes infos, ni d'actualites, pas de grandes idees, non une analyse methodique d'un evenement dont la raison d'etre etait le sort des entreprises capitalistes familiales a la francaise. A ce titre XXI dans un numero de la fin de l'annee derniere avait egalement consacre un dossier a cette question. La reponse est qu'il n'y a pas de reponse a ce constat des industries en mutation si ce n'est d'un point de vue plus "liberal" une perpetuelle mutation pour s'adapter a la mondialisation ou d'un point de vue plus critique un necessaire besoin d'adapter la mondialisation.
Pour contrebalancer demain un petit tour chez Thatcher, l'Adam Smith Institute et le "tax freedom day". La question de la mutation des ideologies apres la crise est lancee.
mercredi, 21 janvier 2009
Parti socialiste : l’impossible critique d’Israël
Par Delpit & Hutch le mercredi, 21 janvier 2009, 08:39 - Actualités
Article de Philippe Marlière , maître de conférences en science politique à University College London sur la question de l'appréhension d'Israël et des politiques géostratégiques au Moyen Orient par le Parti Socialiste. Intéressant et instructif tant sur l'importance de courants d'idée structurants mais aussi sur les moyens du maintien d'une idée et d'un courant de pensée dans une structure qui est censée etre facteur de débat et de cohérence en fonction de l'évolution des événements et de la base idéologique.
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