La situation actuelle en Haïti ne peut être résorbée sans la prise en charge des fonctions d'exécution et d'organisation par l'Etat national. Mais celui-ci étant trop pauvre, trop faible, trop éprouvé, les pays pourvoyeurs de l'aide international ne peuvent être pleinement efficaces sur le terrain sans se substituer à cette administration fantôme. Mais quelles sont les limites d'une main-mise de fait sur les prérogatives du gouvernment local ? Où est le mandat ? Et qui doit s'en occuper, l'Europe, les Etats-Unis, l'ONU ? Est-ce le retour de facto au protectorat d'antant ?
Le point de vue de Bernard Guetta dans le journal suisse Le Temps.