Copenhague mi parcours (-début semaine 2) ''

Monday, 14 December 2009 at 10:02''

Il y aura un accord global a copenhague. Ce qui ne signifie pas qu'il y aura un accord satisfaisant. Un bon accord pour la société civile n'est pas atteignable, consiérant la position des très ferme des Etats Unis de ne pas se voi imposer internationalement des efforts nationaux, et la position de la Chine de se voir éternellement considérée comme en développement, essentiellement quand ca l'arrane. On a pas vu au G20 des pays autant se réclamer d'etre en developpement. Il faut crore que la réduction d'émissions a bien quelque chose de contraignat... malgré tout ce que l'on en dit.

Néanmoins un accord global sera atteint. Tout d'abord le texte du chairman Mickael Zammid Cutajar a été accepté par la Chine et les Etats Unis comme base de négociation, comme par la plupart des autres pays. Tous n'ont pas été conquis, et c'est la force de ce texte mais tout le monde pense pouvoir atteindre un bon accord pour eux sur la base de ce texte. C'est la grande force de cette proposition : ce texte ne plait a personne en tant que tel mais tout le monde a bien percu le fait qu'avec quelques modifications dans le bon sens ils pourraient s'en tirer favorablement. En fait Cutajar a fait le choix de tirer encore plus sur les partenaires deja engagés pour essayer d'engager les autres. Le prix a payé pour l'Union Europeenne est un texte largement en sa défaveur pour l'instant. En effet KP resterait en vigueur et serait renforcé, quand les autres pays développés pourraient simplement transférer leurs engagements nationaux à l'international. Cependant l'effort global des pays annexe 1 serait quantifié. De fait les pays parties au KP seraient forcé a prendre la part restante une fois que les autres pays annexe 1 auront annoncé leurs propres targets. Ceci peut encore etre changé mais essentiellement c'est le problème majeur d'un accord a deux voies pour les europeens. Mais ils n'ont que deux solutions devant eux : tuer le KP ce qui ne passerait pas aupres de la societe civile, ou inclure une date de révision et de fusion entre les deux voies. Le pari de Mickael Cutajar est que l' UE veut plus le dal que les autres. Donc elle doit faire plus d'effort. Il est bien connu qu'on demande toujours mieux des meilleurs... De plus il ne faut pas négliger la capacité qu'aura l'UE a monnayer son accord, contre d'autres éléments du deal. Par exemple, les émergents se verront peut etre bloqué completement l'acces a l'argen de l'adaptation en contrepartie au choix fait de bloquer l'UE dans KP.

L'UE veut un accordl à la maison et de fait va se coucher sur le fait d'avoir un accord a deux vitesses, car c'est le seul moyen d'avoir un accord avec tous les puissances emettrices de CO2. D'un point de vue des US, deux elements sont concomitant et extrêmement favorables. Tout d'abord l'Environmental Protection Agency vient de décidr que le CO2 etait un danger pour la santé des citoyens américains, ce qui a pour effet d'exempter le Président de recourir au Congrès pour limiter les émissions. Ensuite l'accord de Copenhague ne donnera pas des objectifs imposés et quantifiés aux Etats Unis, il ne donnera pas non plus une obligation de contribuer aux financements de maniere automatique, soit les deux lignes rouges américaines.. Les Etats Unis vont signer. Enfin il y aura deal non seulement car l'UE veut un accord, que les US n'ont aucune raison de le repousser, et que la Chine a tout ce qu'elle souhaitait mais également car les négociateurs ont fait du bon boulot. Les points techniques de désaccord se sont beaucoup résorbés, notamment sur les mécanismes utilisés dans cet accord. Ces points qui n'auraient pas pu etre negocié au segment ministériel vont etre assez avancé pour un accord assez précis d'ici la fin de la semaine. Cutajar a la confiance du G77+ Chine, a proposé quelque chose d'acceptable pour les US, et l'UE ne fera pas autant de problemes qu'elle pourrait en faire sur le fait qu'il y ait deux voies dans le futur. En fait, seul le Japon a encore des raisons sérieuses de ne pas souscrire. Ils ne sont pas autant sous pressin des opinions que l'UE concernant le changement climatique, eur economie va mal et ils ne souhaitent pas etre plus sous contraintes que leur voisin chinois. Ils ont donc une grosse tentation de flinguer le KP. Sentant ca les PVD se sont appliqués samedi a redire leur attachement a KP qui pour l'instant est le seul accord qui s'impose et dont les engagements sont vérifiés. C'est doc paradoxalement sur la suite du Protocole de Kyoto que se concentre les crispations maintenant, car un accors global paraît proche.

Le choix est clair : soit tout le monde est dans l'accord et KP devra être plus souple ou les membres de KP devront céder (ce que l'UE est prête a faire), soit aucun accord global ne sera atteint. Maintenant tout dépende de la volonté politique de chacun et de l'état d'esprit dans lequel les dirigeants borderont ces négociations. A mon avis, on aura plus qu'un simple accord politique, mais ca ne sera toujours pas un traité complet et opérationnel, encore moins un accord satisfaisant. Satisfaisant signifie juste ici : un vrai cap sur les émissions (et pas de trou noir sur certains secteurs ou moyen de comptabilisé), une contrainte partagé par les grands émetteurs, et des instruments financiers intéressants pour rendre possible cette transition.

Semaine 2+1 ''

Tuesday, 15 December 2009 at 08:06''

Hier je prépare une note dans laquelle j’écris qu’un accord est proche et aujourd’hui ( hier quand vous le lirez) tout est bloque. Explications.

L’avancement de la vision commune, du cadre de référence commun, était substantiel. Il était donc tentant pour les différentes parties de vouloir capitaliser sur ce texte en avançant le plus vite possible. C’était une erreur. En donnant le signal d’un agenda favorisant la vision commune au détriment du protocole de Kyoto, la présidence danois s’est attirée les foudres des pays africains. Motif : vous voulez tuer KP au profit d’un accord non contraignant généralisé KP est le seul accord solide que nous avons, nous ne négocions pas la vision de long terme tant que KP n’a pas avancé. Bien sur les pays africains ont reçu le soutien du G77+ Chine ( nom officiel : en fait 130 PVD). En retour, certains pays développés ont boycotté les séances dédiées a KP. Aujourd’hui 15h plus rien ne bougeait. Toutes les séances étaient annulées, et les écrans ou les programmes de la conférence défilent normalement s’affolaient.

Les pays africains ont bien senti, qu’avec la Chine et les Etats-Unis plus ou moins satisfaits du texte LCA(accorde Long Terme) et l’UE ne ovulant pas de deux voies séparées, la porte s’ouvrait a la mort du KP, seule voie vers un accord global, sauf si LCA met tous les pays a égalité ou si l’UE se couche. D’où se coup de semonce aux négociateurs. Ceci s’est normalise a huis clos, dans une séance ou Connie Hedgegaard la présidente danoise de la COP a pas mal encaissée, puisque critiquée pour sa gestion de l’événement, et ce même par le chair de LCA, qui l’accuse d’interférer dans la bonne gestion du texte LCA. A trop vouloir un accord, reculez de deux cases… En effet, hier la tension est montée d’un cran dans le Bella Center, avec l’arrivée des délégations ministérielles et des nouveaux accrédites. File d’attente de 9 heures pour rentrer dans le BC pour les non accrédités, jauge au maximum, et sécurité sur les dents pour que rien ne filtre ou ne se passe autour du segment ministériel. Pour donner une idée et comme je n ai toujours pas écris dessus, imaginez de négocier dans un lieu ou une chorale chante, des happenings permanents ont lieu, des gens déguisés en ours, en arbre ou autre interviennent dans le hall etc… Ceci participe de cette tension paroxystique qui marque le début du Drama de la négociation.

Aujourd’hui 18h tout a repris pour une bonne partie de la nuit, en session informelle ( sans presse ni ONG) voire bilatérale. Pour ma part j ai assiste a un « draft » informel français ( l’un des) pour essayer d intégrer les exigences de KP dans le texte LCA avant de les rencontrer en bilatéral pour tester la validité de l’approche.

Sinon beaucoup de monde est arrive, dont un certain « must be there » francais qui concerne autant finalement les people tout court que les experts people en environnement. Entendu hier, le vrai problème de cette conférence est que sarko boit pas, car normalement les negos se finissent par un marathon d’une dizaine d’heures ou repas et boisson jouent leurs rôles avant qu’a cinq heures du matin on prépare la copie a signer… » Info ou intox, l’avion du président français est prévu pour repartir vendredi 18h, soit bien avant tout espoir d’accord signe selon les habitues du genre.

La négociation a cela pour elle qu’elle consacre des célébrités différentes, des personnes clés du fil rouge tendu depuis 15 ans qui sont inconnus le reste de l’année mais qui ici sont plus importantes pour dénouer le fil que les chefs d’Etat. On compte sur elle lors de cette dernière journée clé de mardi. Dernière journée ? Oui car des mercredi les ministres sont au commande et ce avant les chefs d’Etat. Lorsque l’on sait que certains ministres ne souhaitent pas être briefes par les négociateurs, car « trop technique, trop technocratique, nous on veut du politique… », on peut dire que mercredi main les négociateurs auront une petite grasse matinée.