Selon que vous serez puissant ou misérable...
Par Guillaume le jeudi, 1 octobre 2009, 09:00 - Articles de fond - Lien permanent
...Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de la Fontaine, Les Animaux Malades de la Peste, Fables, Livre VII
L’arrestation de Roman Polanski à Zürich ce week-end a lancé une machine médiatique en mal de « sujets d’émotion », qui permettent de rassembler un large public, de déclencher les passions, d’aligner les interviews indignées du star-système (c’est-à-dire, dans notre ère moderne, les représentants des Arts, de la Politique et les (leurs) avocats), et in fine aux chroniqueurs des matinales radiophoniques et autres journaux télévisés de justifier leur salaires.
RASKELNIKOV, VERSION XXIe SIECLE
Cet événement (le mot n’est pas trop fort, en termes médiatiques) est d’un intérêt particulier puisqu’il fait appel dans son traitement par les médias à presque tous les clichés possibles et imaginables et, au-delà, aux non-dits de nos sociétés modernes, à leurs codes intérieurs, voire à leur subconscient collectif.
Les artistes français ayant immédiatement appelé au travers d’une pétition à la libération immédiate de Roman Polanski en ont appelé à la légendaire « neutralité » de la Suisse, qui dans cette affaire n’aurait pas hésité à se vendre aux Américains et ainsi livrer un ressortissant franco-polonais pieds et poings liés au méchant Oncle Sam.
Comme si la neutralité, qui au demeurant est généralement tournée en dérision par l’Europe entière, lorsqu’elle n’est pas purement et simplement montrée du doigt pour des raisons aussi diverses que variées, avait à voir dans cette affaire strictement juridique.
Commentateurs et éditorialistes ont immédiatement fait le lien avec l’affaire UBS qui empoisonne depuis maintenant plusieurs mois les relations américano-suisses. Les Suisses ont fait de l’excès de zèle pour rentrer dans les bonnes grâces de Washington, peut-on lire partout.
Comme si, pour améliorer son image auprès de l’administration Obama, la Suisse ne pouvait rien trouver de mieux à faire que de jeter en prison un vieillard de 76 ans. Comme si ces deux affaires pouvaient avoir la même signification bilatérale, par ailleurs. Mais dans le star-système, le destin d’un vieil homme au demeurant sans aucun poids politique pour les deux pays en cause, d’autant qu’il est connu, vaut au moins, si ce n’est même plus, que le règlement des déboires d’une entreprise qui gère ou du moins gérait plusieurs trillions de dollars et qui demeure une des principales entreprises suisses.
Scandaleux, enfin, le véritable traquenard que l’on a ainsi tendu à Roman Polanski, arrêté comme un vulgaire malfrat, lui qui venait recevoir un prix, certes mineur, mais qui devait, une nouvelle fois encore, couronner l’apothéose d’un cinéaste à la carrière époustouflante.
Car oui, dans la rhétorique de l’injustice, une arrestation basée sur des textes de loi on ne peut plus démocratiques ne peut être qu’un traquenard. Les faits pourtant inéluctables que M. Polanski était un fugitif, évitant soigneusement de voyager au Royaume-Uni et plus récemment en Allemagne, organisant sa vie et ses déplacements de telle manière à ne jamais être remis aux mains de la justice américaine, n’interpellent personne. La vérité, telle quelle est, c’est-à-dire que M. Polanski est un fuyard qui préféra quitter l’Amérique illégalement et précipitamment plutôt que de se soumettre au verdict de la justice et de répondre ainsi d’un crime répugnant, droguer puis violer une jeune fille mineure (une enfant de 13 ans), la vérité, elle, n’a soudain plus cours.
Et puis un fugitif, le concept même de fugitif, c’est tellement romantique.
Le meilleur reste pourtant à venir : les conditions de détention. Lorsque Jean-Yves, braqueur, Charles, violeur et Mahmoud immigré clandestin, sont incarcérés, personne ne semble vraiment s’intéresser à la façon dont ils seront traités. Certes, il y a parfois quelques suicides, quelques associations parfois sonnent le tocsin, mais que voulez-vous, ils sont de gauche, excusez du peu. Ils ne sont pas assez durs et ne comprennent pas que les lieux d’internement se doivent d’être extrêmement stricts, à même de punir (car il s’agit de punir) efficacement tous ces délinquants. Mais dès lors que le Maître lui-même doive faire l’expérience de la prison, la question du « confort » semble tout d’un coup fondamentale. Le DFJP* a longuement communiqué sur la question et nous donne des détails croustillants. Les individus placés en détention en vue de leur extradition ont droit à 3 repas par jour (on respire), une cellule individuelle voire en binôme (l’idée que M. Polanski doive potentiellement partager sa cellule avec un « vrai » délinquant inquiète le star-système – c’est pourtant pas mal compte tenu des conditions indécentes de détention en France qui sont malheureusement la norme, c’est-à-dire une surpopulation carcérale chronique), une heure de promenade par jour et une heure de visite hebdomadaire (hors droit de visite consulaire, avocats, etc.). Heureusement, le bon docteur Kouchner veille au grain et a immédiatement appelé la Conseille Fédérale en charge des Affaires Etrangères Mme Calmy-Rey, afin de s’assurer que la représentation française aurait bien accès au détenu. M. Kouchner peut se féliciter par ailleurs que la Suisse n’applique pas au domaine judiciaire le principe de stricte réciprocité entre les Etats, étant donné le classement scandaleux de la France dans les statistiques de l’Observatoire International des Prisons. Régulièrement, lorsque des citoyens suisses sont arrêtés en France, leur placement en garde-à-vue (et leur incarcération) doit faire l’objet de plaintes malheureusement fondées aux vues de l’insalubrité des locaux de police.
Ainsi, le Maître traité comme le commun des mortels, c’est inacceptable. On ne se pose pas la question de savoir si les traitements infligés aux détenus sont eux moralement acceptables ; par contre, que l’on puisse soumettre un grand artiste à une telle épreuve, c’est à condamner de vive voix. M. Kouchner l’a bien répété sur France Inter, s’émouvant qu’une personnalité avec un tel palmarès puisse être ainsi traitée comme un vulgaire criminel. Le ministre confirme ainsi le penchant de nos sociétés pour un système moral et juridique à la Raskelnikov, où les rich and famous ne devraient pas être inquiétés, et surtout où leurs crimes devraient être systématiquement requalifiés en délits mineurs au possible. Un acte de pédophilie est un acte grave, particulièrement à l’ère de l’enfant-roi et de l’hyper-sécurité. Toucher à l’innocence fait partie des délits suprêmes, sauf pour le star-système. Et puis finalement, cette jeune fille de 13 ans, si elle était dans cette chambre, ce soir-là dans la demeure de Jack Nicholson, c’est qu’elle l’avait bien cherché. À 13 ans, on sait ce que l’on fait, surtout en face de mastodontes du cinéma.
Car le membre du star-système ne fait pas partie du commun des mortels, c’est un passe-droit. Ainsi, pour Christian Frei, cinéaste de son état et membre de l’Association Suisse des Scénaristes et Réalisateurs de Films, « (cette affaire de mœurs) n’a rien de mystérieux. Toutes les biographies en font état ». Tout le monde est au courant qu’il a violé une adolescente, c’est de l’histoire ancienne qu’on vous dit. Circulez, rien à voir. Il n’y a strictement rien de condamnable puisque que tout le monde le sait. Costa Gavras lui aussi veut être de la partie, et il s’est bien fait entendre sur Europe 1, précisant que certes la fille en question avait 13 ans « mais sur les photos elle en faisait 25 ». Et de nous expliquer le plus doctement du monde qu’à Hollywood, vous savez, des jolies filles qui tournent autour des stars, c’est chose courante. Alors vérifier l'âge… faut pas trop demander. On baise et puis c’est tout.
M. Polanski, comme dit précédemment, peut aussi compter sur le soutien de pétitionnaires engagés dans le monde des Arts, prêts à remuer ciel et terre pour libérer un des leurs. C’est un comportement louable. On se rappelle simplement que pour des cas comme Outreaux, personne n’a jamais levé de pétition pour soutenir qui que ce soit, surtout pour des innocents, dont certains ont préféré se suicider, refusant de vivre une seconde de plus avec un tel sentiment de honte et surtout d’injustice.
Le dernier grand argument de tout un chacun, matraqué sans cesse par les médias, est que la victime de M. Polanski lui a pardonné, voire était peut-être consentante (même si droguée c’est toujours plus facile). Il faut rappeler ici qu’il s’agit d’une affaire de pédophilie. Le consentement d’une jeune fille de 13 ans n’a strictement aucune valeur juridique, et ce pour sa propre protection. De même, le pardon n’a strictement aucun impact sur la procédure ; nous ne somme pas dans un système juridique de type privé (comme il se pratique encore en Arabie Saoudite notamment), pour ne pas dire féodal. La justice dans ce genre de cas est une affaire entre l’individu et la société, représentée par l’Etat, c’est-à-dire le Ministère Public. Il ne suffit pas de se faire absoudre par sa victime pour échapper à ses responsabilités.
CELA ETANT DIT
L’affaire Polanski permet de tirer certaines conclusions. La première est bien sûr celle du statut d’icône. Toute action en justice contre vous n’a pas lieu d’être, toute incarcération est hautement répréhensible. La société ne peut souffrir de voir ses modèles, ses martyrs aussi d’une certaine manière, aux vues des tragédies bien réelles qui ont façonné le destin de M. Polanski, cinéaste exceptionnel au demeurant, être ainsi aux prises d’une force froide, non émotionnelle par définition, sans « créativité » aucune. L’antithèse même du monde des Arts. Nos sociétés ne semblent accepter le châtiment pour ses stars que si elles l’ont « cherché » (Bertrand Cantat tuant sauvagement sa femme, doublement sacrée (sa tendre moitié ET elle-même star, le massacre entre dieux de l’Olympe ne peut rester impuni), Paris Hilton par ses conduites excessives répétées) et/ou qu’elles peuvent en tirer soit une renaissance (sorte de procédé de purification), soit une révélation (la détention comme processus mythique, comme changement de l’être – la cellule de détention devient la cellule du moine en prière), soit un message éducatif à portée universelle qui sublime la star condamnée (Paris Hilton**, en larmes, revenant sur les excès de sa vie passée et promettant de se comporter en citoyenne modèle à sa sortie de prison). Enfin, quoiqu’il arrive, une détention ne peut avoir lieu (« ne vaut le coup ») que si elle permet le redémarrage d’une carrière ou plus généralement de l’attention médiatique. Si la prison fait partie du processus créatif ou du plan com', alors, ça va.
La deuxième observation que l’on peut faire des déboires de Roman Polanski est le côté grand guignolesque de la procédure lancée par l’Etat de Californie contre le cinéaste. La Californie est en totale banqueroute et s’est vue forcée d’accorder pour raisons budgétaires une libération anticipée à plus de quarante mille détenus, dont certains probablement bien plus dangereux que M. Polanski, ainsi qu’au taux de récidive certainement fort supérieur. Poursuivre pendant 30 ans un vieil homme âgé aujourd’hui de 76 ans dans le seul but de le faire comparaître devant un tribunal qui a certainement d’autres chats à fouetter semble risible. Au-delà de la problématique morale et du juste châtiment, la question de l’utilisation des deniers publics de la manière la plus optimale possible se pose. Cela étant dit, il n’y a pas de raison qu’un individu puisse fuir la justice sans en subir les conséquences.
La troisième conclusion à tirer est d’ordre sociologique. Aussi scabreux que soient les faits reprochés à M. Polanski, son arrestation 30 ans plus tard en dit long sur le cheminement intellectuel et moral de nos sociétés ces dernières années. Les années 60 et 70 ont été des années fastes de libération et d’émancipation sexuelle. L’idée que la sexualité enfantine pouvait connaître un développement relativement précoce, que le libertinage n’avait pas à être tant prohibé, ou encore que la consommation de stupéfiants ne devrait pas avoir un caractère si répréhensible, bref, toutes ces approches nouvelles quant au rapport au corps étaient parties intégrantes de la pensée avant-gardiste et de la « culture jeune » (pour reprendre une typologie moderne) de ces années-là. La polémique autour du livre de M. Cohn-Bendit sur sa condition d’éducateur maternelle dans ces années-là, peu gracieusement ravivée par M. Bayrou en mal de publicité et d’expression de sa foi*** aux Européennes, est un autre example de ces fantômes du passé. Or, lorsque l’on consulte les commentaires laissés sur de nombreux sites d’information (Libération.fr, Lefigaro.fr mais aussi LATimes.com et NYTimes.com ou encore NZZ.ch), nombre de gens trouvent l’arrestation de Roman Polanski tout à fait justifiée, et s’indignent même parfois qu’il ait fallu autant de temps pour le mettre sous les verrous. Les législations, quant à elles, n’ont cessé de se durcir, tous pays confondus. Le tour de vis sécuritaire actuel en France est certainement connu de nos lecteurs ; s’y ajoutent d’autres cas nationaux relativement intéressants, voire inquiétants, notamment celui des Etats-Unis ou de la Suisse où le peuple a approuvé une initiative populaire exigeant l’imprescriptibilité des crimes pédophiles (concernant notamment la pédopornographie sur Internet). Si le principe de prescription est au cœur du droit européen dit « romain » et de la Common Law anglo-saxonne, l’opinion publique et par extension le législateur occidental semblent vouloir restreindre au maximum son application aux sujets « émotifs » comme le détournement de mineur. Pour rester sur la situation suisse, le peuple a notamment obtenu la possibilité de condamner à l’internement à vie certains pédophiles/violeurs, une mesure décriée par nombre d’associations de défense des droits de l’homme, aux vues notamment des progrès faits dans les domaines de la psychiatrie et du suivi pharmacologique. Roman Polanski ne pouvait plus mal choisir son pays d’arrestation.
La question de l'imprescriptibilité doit être posée : au-delà des gesticulations ridicules de l'UMP et notamment de ses porte-paroles (L'Amérique est ainsi une "drôle de démocratie" selon Dominique Paillé - peut-être ne lit-il pas suffisamment le Canard Enchaîné), il faut bien convenir que tout criminel a droit à l'oubli (à nouveau, expression en vogue). Or la tendance actuelle au durcissement ne se situe que dans une optique de punition et non de réinsertion. Elle ne prend pas en compte l'impact du temps qui passe (amendement, sentiment de culpabilité, difficultés sociales et matérielles liées au crime passé, nouvelle vie "rangée", bref, toute chose qui puisse contribuer au droit à l'oubli) et (potentiellement) de la volonté d'aller de l'avant chez les victimes. L'acharnement judiciaire autour de M. Polanski a ainsi étonné certains commentateurs: 30 ans, c'est long; la victime lui a pardonné et il fait amende honorable sur le plan matériel (il fut convenu avec la jeune fille qu'il lui verserait une somme tenue secrète en guise de compensation). Néanmoins, si l'on consulte les différentes réactions du côté californien, on se rend compte que M. Polanski ne risque finalement pas grand-chose. Le juge saisi de l'affaire veut surtout l'avoir en face de lui, dans sa salle de tribunal et ainsi assurer la "victoire" de la justice, même 30 ans après, même s'il s'agit de Roman Polanski. De ce qu'il ressort de ces déclarations, M. Polanski risque une peine minime, si ce n'est même la relaxe pure et simple (notamment compte tenu de certaines irrégularités lors de la procédure judiciaire de l'époque). Mais apparemment, même si ce baroud d'honneur de la justice américaine n'est ainsi que pour la forme et à visées "éducationnelles", c'est déjà trop pour le star-système.
Cette affaire révèle de même certaines carences suisses en matière de « bon sens d’Etat » (pour ne pas dire raison d’Etat). Au-delà des considérations juridiques, l’affaire Polanski montre au grand jour le manque flagrant « d’intelligence » diplomatique de la Confédération suisse. En mettant de côté de toute considération morale, il aurait peut-être été de bon ton, ou du moins judicieux d’un point de vue médiatique/marketing de faire gentiment comprendre à M. Polanski qu’il ferait mieux de ne pas se rendre sur sol helvétique. Une petite fuite bien placée du DFJP récipiendaire du mandat d’arrêt américain n’aurait embarrassé personne et aurait pu éviter bien des ennuis. Ce manque de tact stratégique a aussi faut cruellement défaut à la Suisse lors de l’affaire Kadhafi à Genève. Plutôt que d’arrêter ce sombre individu manu militari, acte juste au demeurant (ce qu’il faut rappeler), peut-être d’un point de vue tactique aurait-il fallu faire comprendre à ce prince du désert que sa présence n’était plus la bienvenue dans la Cité de Calvin. Certes, cela n’aurait pas grandi la Suisse moralement, mais au regard de la situation actuelle (calomnies de Kadhafi Senior vis-à-vis de la Confédération, otages suisses en Libye toujours détenus, qui plus est en un lieu inconnu, famille des serviteurs de Fils Kadhafi emprisonnés, dont un beau-frère purement et simplement assassiné au dire de l’un des avocats des victimes), passer l’éponge aurait probablement donné de bien meilleurs résultats. Certes, cela n’a rien de moral. Fermer les yeux est même répréhensible. Mais le côté procédurier des autorités suisses, alors qu’il s’agissait à chaque fois de bien faire (!), a démontré son innocuité.
L’épilogue de cette triste affaire Polanski sera ce qu’il doit être. Néanmoins, si M. Polanski n’avait pas été l’homme que nous connaissons, mais ouvrier anonyme dans quelque grande usine tout aussi anonyme que lui, cela ferait longtemps qu’il aurait purgé sa peine (probablement plus lourde au demeurant) et longtemps qu’il tenterait, en vain, de se réinsérer dans une société qui ne pardonne rien aux anonymes. Mais qui, par contre, se découvre toute prête à se mobiliser pour sauver ses étoiles, quitte à se répandre en inanités dans les médias si c’est pour la bonne cause. Notre système social est basée sur l’espérance et l’illusion que le labeur, le talent et la prise de risque peuvent nous amener à intégrer les 1% de bienheureux sur cette terre. Nous ne pouvons alors accepter que ceux-ci soient happés par la justice et traités comme les plus malheureux d’entre nous. C’est une trahison du pacte social sur lequel nous fondons notre raison d'être et le but même de nos existences d’individus.
(Update) Enfin, pour être complet sur la question, je ne puis que vous conseiller l'excellente mise au point de l'incontournable Maître Eolas ainsi que son interview paru sur LeMonde.fr.
- *Département Fédéral de Justice et Police.
- ** Loin de moi de vouloir placer sur un pied d’égalité M. Polanski et Mlle Hilton sur le plan artistique.
- *** Il est intéressant de comparer les affaires Cohn-Bendit et Polanski : pour la première, M. Bayrou, catholique pratiquant déclaré et président du MODEM, centre gauche, était présenté dans les médias comme particulièrement choqué par le caractère « pédophile » de l’ouvrage ; de même pour la seconde, M. Darbellay, président du Parti Démocrate-Chrétien (PDC) suisse, de centre-gauche et s’appuyant sur une forte base religieuse, s’est immédiatement prononcé pour une extradition sans délai de M. Polanski vers les Etats-Unis.
Commentaires
J'ai lu ton article et visite ton blog que je trouve vraiment tres interessant. Je l'ai ajoute dans mes favoris.