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samedi, 8 mai 2010

Elections au Royaume-Uni : et maintenant ?

Un rappel des scores, tout d'abord, sur les 650 sièges mis en jeu :
Les conservateurs en obtiennent 307 (incluant une circonscription où l'élection aura lieu plus tard en raison du décès du candidat UKIP pendant la campagne, mais c'est un siège facile pour le parti de David Cameron), le Labour 258, les Libéraux Démocrates 57, le SNP, favorable à l'indépendance de l'écosse, 6 sièges, Plaid Cymru, indépendantistes gallois, 3 sièges, le SDLP, gauche nord-irlandaise, 3 sièges, les verts 1 siège, le Sinn Féin favorable au rattachement de l'Irlande du Nord à la République d'Irlande, 5 sièges, le DUP, unioniste (comprendre, désirant que l'Irlande du Nord demeure au Royaume-Uni), 8 sièges, et Alliance (gauche nord-irlandaise, neutre sur la question de l'appartenance au Royaume-Uni ou à l'Irlande), 1 siège. La majorité absolue se situant à 326 sièges, aucun parti ne peut gouverner seul.

La grande question de ce scrutin était de savoir si les Libéraux Démocrates (Lib Dems) parviendraient à obtenir suffisamment de sièges pour pouvoir choisir de former une coalition majoritaire avec le Labour ou les Tories conservateurs.

Avec les Tories, la somme de leurs sièges serait de 364, soit une majorité de 39 sièges. Mais avec le Labour, cette somme ne serait que de 315 sièges, il manque donc 11 sièges pour obtenir la majorité à la Chambre des Communes. Logiquement, les Tories et les LibDems devraient donc gouverner ensemble.

Mais tout n'est pas si simple. En effet, sur des sujets de première importance, les positions des LibDems se situent aux antipodes de celles des conservateurs : sur l'Europe, sur la fiscalité, sur l'éducation, sur l'immigration et, last but not least, sur la réforme du système électoral réclamée de longue date par les LibDems, menés par Nick Clegg.

En effet, les LibDems sont extrêmement défavorisés par le système actuel en scrutin uninominal par circonscriptions à tour unique, dit "first pass the post", où, pour cette élection où ils réalisent 23% des suffrages, ils n'obtiennent que 8,8% des sièges alors que le Labour, avec 29% des suffrages, obtient près de 40% des sièges.

La réforme du système électoral, même si elle peut ne pas passionner les foules, sera donc la clé de voûte des discussions entre les leaders des partis britanniques pour la formation d'une éventuelle coalition et le LibDem étant en position d'arbitre, il ne peut pas laisser passer cette occasion unique d'une réforme. Cependant, une proportionnelle intégrale où le pays représenterait une circonscription unique va totalement à l'encontre des intérêts des conservateurs qui se retrouveraient ainsi durablement dans l'opposition, le LibDem étant programmatiquement plus proche du Labour que d'eux.

Le hic est que pour faire passer cette réforme, s'ils décident de gouverner ensemble, les LibDems et le Labour auront besoin de l'appui d'autres partis pour obtenir une majorité aux Communes. Et ces partis pour la plupart régionalistes, n'y ont aucun intérêt non plus. En effet, sur l'ensemble du pays, Plaid Cymru, le SNP, le SDLP, le DUP, les Verts et Alliance ne représentent respectivement que 0,6%, 1,7%, 0,4%, 0,6%, 1% et 0,1% des voix. Une proportionnelle intégrale sur l'ensemble du pays verrait donc ces partis balayés des Communes, même avec un seuil minimum de voix de 2% pour être représentés, ce qui n'est pourtant pas grand chose. Seul UKIP, europhobe, qui n'a pas de membre élu au parlement, serait alors en mesure d'y faire son entrée. Notons que le BNP d'extrême-droite a également obtenu plus de voix au niveau national que n'importe lequel de ces partis régionalistes.

Alors, que doit donc faire Nick Clegg?

En gouvernant avec les conservateurs, à supposer qu'il ait le soutien de sa majorité pour le faire, il prend le risque que David Cameron, alors premier ministre, fasse traîner la réforme quelques mois puis provoque des législatives anticipées pour s'assurer une majorité absolue pendant l'état de grâce qui accompagne toute période d'accession au pouvoir. Ce serait la fin pour quelques dizaines d'années de tout espoir pour les Lib Dems de pouvoir enfin compter à l'échelle nationale.

En gouvernant avec le Labour, qui a beaucoup moins de chances de gagner des élections dans un futur proche et qui n'aurait donc pas intérêt à en provoquer, il lui faut trouver un compromis acceptable tant pour ce dernier que pour les partis régionalistes dont il devra s'assurer du soutien.

Et Nick, si tu me lis un jour, voilà ton compromis :
Avec des grandes circonscriptions régionales, et en considérant l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord comme de telles circonscriptions, les régionalistes seraient assurés de conserver leurs membres du parlement avec les scores qu'ils réalisent dans leurs régions (11,3% pour Plaid au Pays de Galles, 19,9% pour le SNP en Ecosse, les partis nord-irlandais n'ayant pas de problème à ce niveau, ne subissant pas la concurrence des partis nationaux). Pour faire bonne mesure, l'Angleterre pourrait également être découpée en plusieurs circonscriptions : East Midlands, West Midlands, North-East, North-West, Yorkshire and Humberside, South East, South West, East et Londres, déjà utilisées pour les élections européennes. Le Labour pourrait donc voir surgir des concurrents pour essayer de le dépasser, notamment sur l'autoroute à 10 voies à sa gauche. Mais celui-ci verrait également le BNP et UKIP se tailler des parts du vote conservateur, éloignant potentiellement celui-ci du pouvoir pour un bout de temps, la somme des voix de droite demeurant inférieure à celle des progressistes. L'appui du DUP, proche des conservateurs, n'est pas nécessaire pour faire passer cette réforme, pas plus que celui du Sinn Féin, qui ne siège aux Communes que lorsque sont évoquées les questions nord-irlandaises. Il faut en revanche que les 328 (Labour, LibDem, régionalistes, verts et Alliance) restants soient disciplinés.

Avec, en plus, un seuil minimum de 5% à 10% de voix pour être élu dans une grande circonscription, les nouveaux groupuscules qui ne manqueraient pas de fleurir se verraient empêchés de jouer les trublions, comme cela peut se passer notamment en Israël. La stabilité gouvernementale, ainsi rendue très probable, dépendra ensuite surtout du sens des responsabilités des partis en coalition.

Donc, Nick, si tu veux faire du Royaume-Uni une démocratie digne du 21è siècle, où chaque voix compte, et où tu auras le nombre de sièges que tu mérites, voilà ta réforme. C'est maintenant ou jamais. Tu peux avaler une couleuvre en laissant le leadership du pays à Gordon Brown encore quelques mois, en conditionnant ceci à la priorité des priorités accordée à la réforme électorale, pour laquelle un référendum devra être tenu dans les trois mois. Le Labour, les régionalistes et toi n'avez aucun intérêt à refuser un tel arrangement.

Bon courage, Nick !

samedi, 16 janvier 2010

Haïti : peut-on aider sans diriger ?

La situation actuelle en Haïti ne peut être résorbée sans la prise en charge des fonctions d'exécution et d'organisation par l'Etat national. Mais celui-ci étant trop pauvre, trop faible, trop éprouvé, les pays pourvoyeurs de l'aide international ne peuvent être pleinement efficaces sur le terrain sans se substituer à cette administration fantôme. Mais quelles sont les limites d'une main-mise de fait sur les prérogatives du gouvernment local ? Où est le mandat ? Et qui doit s'en occuper, l'Europe, les Etats-Unis, l'ONU ? Est-ce le retour de facto au protectorat d'antant ?

Le point de vue de Bernard Guetta dans le journal suisse Le Temps.

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mardi, 13 octobre 2009

Retour sur l'affaire Mitterrand par @si

Arret sur image mérite l'abonnement, n'en doutez pas. Sur l'affaire Mitterrand par exemple, l'excellent article d'opinion qui suit, tend de séparer le bon grain de l'ivraie, l'indignation excessive feintée du Front National, au défroquage tout en bonhommie d'une partie de la classe politique. Comme souvent , ce n'est ni tout blanc, ni tout noir, juste salement gris. Rien de nouveau sous le soleil, l'homme est désespérément humain.

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mercredi, 7 octobre 2009

Aidez la presse libre!

Depuis le début de plugpress, l'idée a toujours été de référencer les articles et les journaux pour les soutenir. Nous, blogueurs, travaillons la matière journalistique en la commentant. Mais sans info, sans ces lectures quotidiennes qui nous nourrissent, il n'y aurait plus de commentaires. C'est pourquoi je vous propose de lire cet article issu de Marianne2 sur les journaux a soutenir actuellement qu'ils soient anciens en difficulté ou nouveau. Sans informations libres, pas d'élections libres. Meme en France c'est une réalité.

ici

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samedi, 3 octobre 2009

Oui au deficit, mais non au gaspillage

Beaucoup de commentaires sur le budget 2010. Le principal concernant le niveau des deficits publics mais plus que le niveau la question qui doit etre pose est celle de la composition. S'endetter face a la crise, d'accord mais cela va-t-il etre utile? Ce debat mobilise moins, mais j'ai trouve ce papier qui s'y attaque pas trop mal. "Budget 2010 : plutot Reagan que Keynes", par Denis Clerc, Alternatives Economiques

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jeudi, 4 juin 2009

Européennes 2009 - Résultats des élections en Hollande

Les Pays-Bas ont voté aujourd'hui, et les résultats seraient les suivants :

CDA - Chrétiens-démocrates - 19,6% - 5 sièges

PVV - Extrême droite - 15,3% - 4 sièges

PvdA - Sociaux-démocrates - 13,9% - 4 sièges

VVD - libéraux droite - 11% - 3 sièges

D66 - libéraux gauche - 10,2% - 3 sièges

GroenLinks - écologistes gauche - 8,8% - 2 sièges

SP - gauche radicale - 7,9% - 2 sièges

ChristenUnie/SGP (site internet fermé le dimanche :-) - chrétiens sociaux - questions éco : gauche; questions société : droite - 7,4% - 2 sièges

Partij voor de Dieren - Parti des animaux :-) - 3,8% - 0 siège

Autres 2,1% - 0 siège

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Total Droite (avec 1 siège de ChristenUnie/SGP et la moitié de son score) : 49,6% - 13 sièges

Total Gauche (avec 1 siège de ChristenUnie/SGP et la moitié de son score) : 44,5% - 12 sièges

Parti des animaux + autres : 5,9% - 0 siège

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Total 100% - 25 sièges

lundi, 11 mai 2009

Sportifs et cocaine : l'étrange relation

Petite réflexion médicale sur la prise de cocaine par les sportifs. Sans lien avec l'actualité bien entendu.

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samedi, 18 avril 2009

La récréation est terminée.

La Suisse n'a pas apprécié de se faire traiter de malpropre par l'OCDE, dont elle est tout de même membre fondateur, et compte le faire savoir. Veto d'un budget, menaces de non-réélection envers son Secrétaire Général, la Confédération tente de donner de la voix. Mais dans le contexte actuel de crise généralisée, pour un pays dans une position aussi délicate que la Suisse, répondre aux pressions par de petits coups bas ne favorisera pas son capital sympathie et favorise son image de coupable vengeur. Coupable, cela se discute. Mais vengeur, cela se condamne. Espérons pour la Suisse que son gouvernement s'en rendra compte.

Car dans la situation actuelle, où chaque franc compte, on nomme maintenant un chat un chat. Face à la récession, le ton général des "relations internationales" s'est endurci, les concessions envers les "petits", les "déviants", rares. L'entretien exclusif accordé au Temps de Genève par Angel Gurría, secrétaire général de l'OCDE, donne le la de cette atmosphère de crise. Son agenda est clair, la route tracée. Il faut s'y conformer - et souffrir - ou s'y opposer et alors probablement souffrir plus encore.

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vendredi, 27 mars 2009

Pour planquer son argent, mieux vaut parier sur ceux qui aboient.

Sus aux paradis fiscaux et assimilés ! Haro sur cette seconde catégorie de Grands Méchants de la Crise ! Tremblez, fraudeurs !

Inutile de s'exciter. Un vrai professionnel de l'opaque sait choisir ses comptes offshore avec intelligence. Les paradis fiscaux, c'est ringard. En plus ça devient sacrément dangereux. Mieux vaut cacher son argent chez ceux qui s'indignent. Là on ne risque rien, ou presque. Et puis au moins c'est facile.

Article du Temps.

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Goodwin, Morin, et les autres...

Les grands patrons ont actuellement un rôle social particulièrement excitant à jouer. Celui de Grands Méchants. de Profiteurs. d'Êtres Amoraux. Tout est de Leur faute.

Mais si les boucs-émissaires de la crise sont tout trouvés, si leur comportement même nous conforte dans notre condamnation unanime, si l'union sacrée se fait autour des salarié(e)s-martyrs sauvagement licencié(e)s, jeté(e)s en pâture au Moloch Baal du Capital, qu'importe le nom de l'entreprise, personne ne parle des victimes de cette crise globale.

Des vraies victimes.

Celles que même la vindicte populaire et son vent tiédasse de "changement" délaissent.

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mardi, 24 mars 2009

Université : France- Etats Unis, quand la comparaison ne nous apprend pas forcément ce que l'on veut entendre...

Premier article émanant de Slate.fr pubié dans plugpress... Faut dire queles grands projets du web version j arrive en média classique et je vous écrase à coup de pub, j'aime pas trop. Et que dire du caractère novateur de duettistes tel que Colombani et Attali...

Bref, sur le fond cet article est un point de vue très intéressant sur les universités et le comparatif américain/français souvent fait a tort et à travers par les déclinistes type Baverez/Beytout ou par les opposants stériles, type UNEF. A lire absolument pour comprendre un peu mieux l'impasse Pécresse.

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"La Chine s'en prend au dollar"

Une fois n'est pas coutume, voici une tribune du monde sur la dette des Etats Unis. SI vous cherchez une position révolutionnaire, passez votre chemin. Juste un résumé pertinent et bien fait de cette relation contradictoire."La situation est triste : la Chine est le banquier des Etats-Unis. Ceux-ci doivent énormément à la Chine, mais n'en ont pas peur. La Chine est l'otage des Etats-Unis et pas l'inverse", souligne l'économiste Andy Xie. La contrepartie a être l'atelier du monde?

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dimanche, 22 mars 2009

La Ruée Vers l'Or

Il n'est pas si ancien, le temps des gold rushes du Rêve Américain, quand d'innombrables villes-champignons éphémères alternaient les périodes de boom et d'abandon au rythme des rumeurs de filons extraordinaires et des récits de quelques Intrépides devenus subitement riches à millions.

Mais au delà de la Légende, que nous reste-t-il de cette ruée ? Quelques avant-postes dépeuplés, parfois quelques bourgs survivant dans le néant, mais surtout de nombreuses villes-fantômes.

Des barres d'habitation de Tchernobyl aux Ghost Towns du Klondike, les villes-fantômes ont entre elles une chose en commun: la précipitation du départ. Fuir la perte, fuir sa perte, sans retour, et toujours le même empressement.

Dubaï ne fera pas office d'exception.

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Loi Hadopi : réflexion préalable

Petit avant gout à la proposition Plugpress sur la loi Hadopi... Un autre modèle existe.

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lundi, 16 mars 2009

Liberman, nouveau ministre des Affaires Etrangeres israelien, y avait-il pire choix possible pour la Paix?

Selon la BBC et Haaretz, repris dans ce qui suit par FP Passport le 15 Mars,Liberman aurait été designé chef de la diplomatie israelienne par le nouveau Premier ministre Netanyahu.

L'information n'est pas ultra surprenante en terme de strategie électorale, Avigdor Lieberman ayant deja été plusieurs fois ministres sous les gouvernements Olmert pour etre meme vice- Premier Ministre, compte tenu de sons immense succes electoral, c'etait le seul poste qui pouvait lui etre proposé.

Cependant, comme le chef de la diplomatie europenne l' a dit dans les termes les plus forts que son rang lui permet, sa nommination est tres préoccupante pour le processus de paix.

Le processus avance a tout petit pas depuis plus de 60 ans, mais il y a quand meme quelque chose de relativement significatif et preoccupant que le processus démocratique israelien dans ses grands choix, en 2001 et aujourd'hui, soit synonyme des plus grandes reculades de ce processus de paix.

Le plebiscite de Lieberman, sa nomination a la tete de la diplomatie, la nomination de son principal collaborateur a la securite interieure et l'accession de Benjamin Netanyahu au poste de Premier Ministre, c'est le refus de la solution des "Deux Etats" qui a pris plus de 50 ans pour etre acceptée par tous les protagonistes, Etats Unis et Israel compris...Il existe bien evidement un certain nombre de facteurs explicatifs mais tout le monde convient qu au mieux ce discours restera symbolique et c'est deja une tres forte perte de temps et au pire il sera tenté et dans ce cas, c'est bien evidement la paralysie totale et le temps, energie, vies, moyens perdus ne seront alors guere plus mesurable.

Evidement, la seule question qui finit par inevitablement devoir se poser est de savoir si certains acteurs n'ont pas un interet a ce que le conflit s'agrave, s'eternise et perdure eternellement...et est ce que ceux qui y ont un interet sont au pouvoir?

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jeudi, 12 mars 2009

Sauver la mondialisation, combattre le protectionnisme

Un appel de Jean-Pierre Lehmann, Professeur d'Economie Politique à l'IMD (Lausanne, Suisse), et fondateur du Groupe d'Evian (thinktank international regroupant économistes, policy makers et personnalités influentes du monde des affaires).

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mercredi, 11 mars 2009

Steve Jobs

Discours de Steve Jobs à la Graduate Ceremony de l'université de Stamford. Les discours de cérémonies de remise des diplômes, vir tous discours honorifiques, sont rarement palpitant tant dans la forme que dans le fond, celui-ci se situe à l'opposé, en grande partie sans doute grâce à son initiateur, Steve Jobs. Tres joli et intéressant discours personnel, émouvant et intéressant de Steve Jobs qui donnera à tous les étudiants, du moins ceux qui n'ont pas étudiés à Stamford, une belle inspiration

Vidéo dans le l'article qui suit et un grand merci à Suchablog de nous l'avoir signalé

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dimanche, 8 mars 2009

Brown de retour de nul part?

Avec le discours decisif de Premier Ministre britanique a Washington , la tenue du sommet du G20 a Londres début Avril et les elections nationales a la fin de l'année la personalite de Gordon Brown est au centre des commentaires outre-manche.

De son arrivee au pouvoir sans cesse repoussée et finalement catalyseur de l'épuisement progressif, et normal, du Labour, Gordon Brown semblait promis a etre le Premier Minsitre de la defaite et du retour des Tories au 10 Downing Street sous la houlette de David Cameron. Or comme nous le resume ici Jonathan Freedland, le tremblement de terre qui aurait pu empecher l'arrivee de David Cameron au pouvoir est arrive avec la crise financiere de cet automne faisant de Brown le "sauveur de l'économie mondiale" selon les mots de son plus illustre expert, Paul Krugman.

L'article du Guardian explicite le fait que le combat sera plus serré que prévu et que Gordon Brown peut encore jouer une carte gagnante. Mais au dela de ca et du simple cas britannique, cet analyse pose deux idees tres interesantes en terme d'analyse politique et qui vont j'en suis sur au dela de notre seule illustration anglaise.

Tout d'abord, le syndrome du "Pompier Pyromane". Un peu comme George W.Bush apparaissait en 2004 comme le plus apte a mener la Guerre en Irak et la lutte contre le Terrorisme dont il etait deja a l'origine, Gordon Brown a reussi a se placer comme sauveur d'un systeme qu il a lui meme cree, ou du moins permis par action et/ou par omission ce qui, en soi, est quand meme tout a fait extraordinaire.

Deuxiemement, Jonathan Freedland pose la question de la faute et de l'excuse en gouvernance, necessaire pour lui, suicide politique pour ses principaux conseillers. Il y a quelque chose d'assez saisissant a voir que la responsabilite et la reconnaissance, voir l'endossement de l'erreur, ne peut se concilier avec l'exercice du pouvoir alors qu'il en serait sans doute l'expression la plus noble.

Tribune de Jonathan Freedland, paru le 4 Mars dans le Guardian

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jeudi, 5 mars 2009

On ne refuse pas un micro micro qui se tend, et puis le ridicule ne tue pas

Bernard Girard, "enseignant blogueur", signe un papier au vitriol sur Rue89.com à propos de l'effervescence médiatique autour d'un fait-divers sordide: un garçon de 5 ans ayant poignardé sa grande soeur pour une histoire de jeux vidéos. Pain béni pour les médias et pour leurs "experts", toujours prêts à se jeter goulûment sur ces sujets combo traitant de l'enfance et de la violence. Deux en un, Madame ! Pain béni pour l'Etat, de même toujours partant pour une chasse aux bonnes affaires ; et puis le sécuritaire, les enfants devenus dangereux, les jeux vidéos, les drames familiaux, c'est du tout bon.

Seulement voilà, le méchant petit garçon en question, plus brave qu'on aurait pu le croire, a menti. Il s'est accusé de ce coup de couteau pour protéger sa mère, qui semble être la vraie coupable de ce geste. Qu'importe, les experts ont toujours raison. De phrases d'une banalité affligeante en généralités creuses, aucun retournement de situation, aucun changement de paradigme ne les affecte. Ils savent. Et savent le dire. L'interview de Michael Stora sur leparisien.fr, expert ès "impact de l'image et des jeux vidéos" (on ne rit pas) est à juste titre déroutant.

Mais personne ne se pose la question brûlante: comment, en 2009, dans un pays de l'OCDE, une femme a-t-elle pu en arriver à poignarder son propre enfant ? Le film Ça commence aujourd’hui (1999) de Bertrand Tavernier nous offre quelques éléments de réponse. Mais heureusement, Michael Stora nous rassure: "avec le temps, cette famille peut se reconstruire". Nous pouvons tranquillement nous rendormir.

Au fait, Uckange, en Moselle, vous connaissez ?

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mardi, 3 mars 2009

Barroso et le risque du favori

Jusque il y a très peu de temps, le renouvellement de J.M. Barroso a la présidence de la Commission Européenne ne faisait pas de doute, ses dernières critiques des différents plans de relances français, sa réactivité assez faible et le relatif échec des institutions européennes sur son mandat pousseraient, selon J.Quatremer, la France a revoir sa position et son soutien pourtant si évident il y a quelques mois..

Au delà des manœuvres politiciennes et stratégiques, on ne peut que se réjouir de la coïncidence entre ces dernières et le besoin théorique voir idéologique d'une opposition a Barroso que les europhiles appelaient de tout cœur pour la survie du model politique européen et que Plugpress avait relaye il y a quelques temps.

En effet c'est pas tellement la personnalité de J.M.Barroso qui est le problème ici, même si il y aurait sans doute aussi beaucoup a dire sur son leadership, mais le besoin que beaucoup comme S.Hix relève du besoin de compétition et concurrence pour l'accès au pouvoir exécutif. Il est nécessaire qu il y ait une compétition parce que c'est le moteur le plus efficace d'idées novatrices, de programmes différents et de nouvelles têtes dont les institutions politiques ont toujours besoin pour progresser. C'est le jeu de la démocratie politique de créer un espace de débat et de contradiction dans l'accès au pouvoir et dans son exercice, l'espèce de consensus mou dont fait preuve la politique européenne symbolise par cette candidature unique en est donc le plus mauvais exemple pour une Union politique encore jeune.

Cette coïncidence d'intérêts à court terme avec le besoin d'une opposition ne peut que faire du bien au système politique européen et l'on ne peut que se réjouir de cette nouvelle disgrâce "sarkozyenne" Il reste maintenant à voir qui pourrait présenter une crédible opposition soutenue par une majorité de pays, tache d'autant plus difficile que a quelques mois/années d' une Présidence et Ministre des Affaires Étrangères européens, la question des personnes deviendra cruciale dans quelques temps n'incitant pas beaucoup le lobbying politiquo-nationale a se mettre en action trop tôt.

Article de J.Quatremer tire du Blog du même nom,1 er Mars

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